MOURMANSK (Russie), 21 sept - La marine russe a confirmé vendredi qu'il n'y avait pas d'armes nucléaires à bord du sous-marin nucléaire Koursk au moment du naufrage le 12 août 2000 en mer de Barents.
"Je peux garantir qu'au moment de la catastrophe il n'y avait pas d'armes nucléaires à bord du sous-marin Koursk", a affirmé à la presse le commandant de la Flotte du nord, l'amiral Viatcheslav Popov.
Une vingtaine de torpilles et une vingtaine de missiles se trouvent actuellement à bord du submersible, qui gît par plus de 100 m de fond et dont le renflouement devrait commencer le 28 ou le 29 septembre, selon les dernières estimations.
La question d'une éventuelle présence d'armes nucléaires a provoqué une controverse en avril dernier, les propos d'un député russe diffusés par une télévision norvégienne ayant été interprétés comme accréditant cette hypothèse. La marine russe l'avait alors démentie officiellement.
"Nous sommes sûrs que les deux réacteurs du Koursk sont arrêtés et ne nous apporteront aucune surprise", a assuré de son côté vendredi Igor Spasski, directeur du bureau de construction Roubine qui a élaboré le projet de renflouage du sous-marin.
Le moment où le sous-marin se détachera du fond de la mer de Barents est considéré comme crucial par les spécialistes, car le Koursk est enfoui dans la vase à une profondeur d'environ trois mètres.
Pour faciliter cette opération, les spécialistes vont "nettoyer" la partie inférieure du submersible de la vase à l'aide d'un câble tournant qui passera en-dessous du sous-marin, a expliqué M. Spasski. Ce câble sera tendu des deux côtés du Koursk par deux remorqueurs.
La marine craint cependant que le mauvais temps ne complique l'opération.
Les services météo prévoient cette semaine un vent de 12-15 mètres-seconde et une mer de force 3 ou 4, a affirmé l'amiral Popov.
Or, "pour effectuer le renflouage, il faut que le mer ne dépasse pas la force 3", a souligné M. Spasski.
Il a enfin rejeté les craintes de l'organisation écologiste norvégienne Bellona.
Une responsable de Bellona avait estimé jeudi que le premier compartiment du Koursk qui contient des torpilles n'a pas été complètement découpé, ce qui pourrait entraîner une explosion pendant le renflouage.
"Tous les indices techniques prouvent que le premier compartiment a été découpé", a assuré M. Spasski.
Le Koursk a fait naufrage avec 118 marins à bord, qui ont tous péri dans la catastrophe.
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